Nous avons eu la possibilité de nous entretenir avec LaSmoul, jeune espoir du label Don Dada, et artiste au centre de l’hyperactivité de la capitale depuis quelques mois. Entre premières grandes expériences scéniques et appartenance à l’un des labels les plus pointilleux et reconnus de l’hexagone, le producteur a accepté de revenir sur son parcours aussi rapide qu’impressionnant. Une plongée au sein du petit monde du beatmaking, derrière les platines des plus grandes salles de France.

1/Tout d’abord, pour ceux qui ne te connaîtraient pas, pourrais-tu te présenter tout simplement ?

En quelques mots, je suis LaSmoul aka Smula, j’ai 20 ans et je suis producteur et DJ

2/Comment as-tu rejoint Don Dada ?

Ma rencontre avec les gars de Don Dada s’est faite à l’occasion du projet de remix de Rov or Benz, le single de Hologram Lo’ qui figurait sur son projet Deeplodocus. Ocho m’a invité sur sa version personnelle pour y faire les Scratch. Suite à cela, Ocho et moi avons rencontré Alpha et Lo’ à plusieurs reprises et ils nous ont, au fil du temps, proposé de travailler avec l’écurie.

                           

3/On a l’impression que ton lien avec ce label est plus profond qu’une simple collaboration artistique, quels mots emploierais-tu pour le décrire ?

C’est la mif, tout simplement (rires)

4/Tu tournes actuellement avec Fixpen Sill, quel regard portes-tu sur ces expériences scéniques ?

La scène m’apporte un vrai plaisir. Ça me permet de bouger un peu de Paris, de faire pas mal de rencontres, de perfectionner mon expérience live. Et de faire un peu le beau gosse, c’est vrai… (rires)

5/Y’a t-il pour toi une sorte d’esprit commun à tous les beatmakers de ta génération, un renouveau profond ?

Ça dépend ce qu’on entend par esprit commun. Si on parle d’une directive artistique principale, je pense que non. Le style de production est très varié entre les différents producteurs de la scène rap, sûrement plus que jamais d’ailleurs. Je vois plus cette diversité là

6/Tu as eu l’occasion de réaliser une mixtape en collaboration avec Ocho pour le Grünt 31, une expérience rare. Comment cela s’est-il déroulé ?

Grünt a contacté Eden Dillinger et Lord Esperanza qui eux-mêmes nous ont proposé, avec Ocho, de réaliser la mixtape du freestyle. On s’était mis d’accord avec les gars sur les prods et surtout sur l’ambiance générale que l’on souhaitait donner.  Finalement c’est aussi simplement que ça.

7/Ton Soundcloud compte beaucoup de réinterprétations de titres assez différents et plus ou moins iconiques, y’a t-il une volonté particulière pour toi d’aller dans ce sens sur cette plateforme ? 

Absolument pas, je considère plus Soundcloud comme mon fond de placard. Les sons et les mix que j’y poste ne sont pas calculés, ils sont là seulement parce que j’aime partager la musique

8/Quels sont les projets qui t’occupent en ce moment ?

En ce moment, je bosse sur le projet du reuf Eden Dillinger (OLAF) pour lequel j’ai fait trois prods. Je taffe aussi des instrus pour le premier album d’Alpha Wann qui devrait arriver rapidement. J’ai aussi placé des prods à droite à gauche, et elles verront bientôt le jour.

9/A terme as-tu une idée plutôt précise de la direction globale à donner à ta discographie ?

Pas du tout. Je me concentre sur le fait de progresser dans ma musique et on verra bien où tout cela va me mener.

10/Tu vas aussi jouer en live pour Django, en attendant d’autres dates/tournées avec d’autres artistes ?

J’espère bien, comme on le disait ce sont des expériences très intéressantes et formatrices. Tout cela en attendant le Bercy du 6eme étage gang

11/Comme beaucoup de beatmakers ces derniers temps, as-tu pour ambition de développer une carrière annexe en solo ? Si oui sous quelle forme ?

Oui, déjà en tant que DJ c’est une certitude. C’est même déjà le cas puisque je mixe régulièrement pour des événements à Paris (Event Reebok, G-Shock,…) ou bien pour des soirées en boite

s/o à tout mon gang et à vous les G’s pour l’interview on est ensemble !